Soirée délicieuse hier soir au Quai 911 à Saint Quay ! Six personnes autour d’une table, impression d’être sur la mer, en face, dominant le port et sa tempête. Bien à l’abri dans ce cadre accueillant, chaleureux, clair et intime en même temps ! Petit comité plutôt que grand club de décideurs, six membres autour de cette table ! Le hasard qui fait bien les choses avait placé à côte, trois dames et des trois hommes. Nous nous connaissons bien, et si nous ne nous apprécions pas forcément tous, la longue discussion - dégustation fit qu’à la fin du repas, j’eus l’impression que nous étions de vieilles connaissances ravies d’être ensemble.
En attendant une charmante retardataire, les effluves du parfum floral du cocktail orangé s'emparent de nos sens et la chaleur dégagée par ce subtil camaïeu de goûts nous amena à parler…chauffage ! Le vent de l’extérieur que l’on devinait à mille détails, devait y être aussi pour quelque chose…Pompe à chaleur, gaz, bois, protection de la Terre, technique, les femmes connaissent le sujet aussi bien que les hommes ! Il faut dire que le règlement (j’allais écrire le réglage !) des factures n’est pas un privilège masculin ! Notre amie arriva enfin, rappelant à notre cher Amphitryon, qu’elle l’avait prévenu de son arrivée tardive. Bien vite, verre et petits pâtés en croute furent avalés et un foie gras accompagnée de salades, graines germées, compotés diverses, fraises et pain de lait chaud fut offert à nos papilles attentive .Un relatif silence s’installa, juste interrompu par le choc discret des bouteilles sur les verres. Comme d’habitude, deux des convives, laissèrent passer les flacons vermeils ou liquoreux pour, l’une une carafe d’eau plate, et moi, une eau italienne que j’apprécie à sa juste valeur.
Si comme on le répète parfois à la suite de Musset « Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? », il n’en est pas de même pour l’assiette. Et c’est vrai que de plus en plus, les Chefs rivalisent de recherche et parfois d’audace dans la présentation des mets. L’odorat n’entre plus en jeu en premier, battu de peu par le regard. La décoration, l’harmonie des formes, l’audace de la juxtaposition de couleurs incertaines ou inattendue amena de longs silences, suivis de commentaires élogieux puis de mimiques faciales et verbales pour retrouver le potimarron, la polenta italienne , la purée d’un tendre violet de la vitelotte, ou encore l’étrange mélange agréable d’un sorbet en bout d’assiette. La brochette de coquille Saint jacques attendue dans ce port de pêche et à cette époque, suivi l’entrée et précéda un duo de macarons roses recouvrant un parterre de framboises fraiches.
Un service bien organisé permit des échanges conviviaux sur notre club, et sur mille autres sujets au gré de la fantaisie de chacun.
Bien sûr, la plaisance et le permis côtier obtenu depuis peu amena quelques délires sur la possibilité de rentrer à Guingamp par l’eau avec bateau, barque et pour finir canoë pour les derniers kilomètres du Trieux. Marie-Agnès prévint tout de suite qu’elle préférait chercher une chambre !
La fille d’une de nos amies est responsable d’un syndicats lycéen ( elle fait hypocagne et prépare Sciences-po) et à ce titre fréquente assidument les cabinets ministériels ! Ce qui nous valut quelques anecdotes scoop relatées par sa mère.
Bref, n’en déplaise à Mérimée, ce diner à saint Quay ne fut pas un guépier, d’autant plus que c’est notre Club que je préside qui régla ces agapes !
J’eus la joie d’avoir deux passagères d’excellente humeur pour le retour, retour qui se fit en respectant toutes les injonctions du Code de la route et celles de la bonne conduite !
31/08/2011
C'est à Max Jacob de parler
Un court extrait de la dernière nouvelle qui est "sur le feu"...
- Ce ne sont ni les terres d’Afghanistan ni les déserts libyens que la lune refuse d’éclairer. Ce ne sont ni les terres d’Afrique ni les villages kanaks ! Oh ! Casques militaires, blindés tueurs, armes automatiques, horreur ! République ! Honte ! Victoires ! Honte ! Les tirs d’obus détruisent et Napoléon le petit écoute la voix de Carla Bruni ! O Lune ! Éclaire la rosée du matin qui se dépose sur des sourires enfantins ! Nicolas ! Nicolas ! Ils sont nés et ils sont morts ! Tes bataillons poudreux sont comme la main du destin ! Chargez ! Chargez ! Avions, larguez ! J’ordonne qu’on tue ! Le soleil se lève et ricane ! Les mercenaires saluent de leurs grenades et ricanent : les morts sont décharnés, sans peau et sans chair. Alors Sarko écoute Carla et se méprend ! Ce ne sont pas des encouragements dans cette voix éteinte mais des sanglots de la future mère ! La France attend un enfant ! Pas celui du couple régnant mais un enfant bien vivant, campé sur la colonne de la Liberté et le temple de la Paix ! Un enfant bien souriant qui nous dira : Je suis la France, je suis la Liberté, l’Égalité, et la Fraternité ! France, dans la lumière triste des rêves où tu flottes, reprends-toi ! Que la lune éclaire à nouveau la douceur du crépuscule reposant et l’aube bien vivante !
Il reprit son crayon, retourna son morceau de vélin et se mit à commencer un nouveau croquis…Tous les autres étaient silencieux...
à paraître très bientôt !
08:40 Publié dans texte en vrac | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, afghanistan, libye, carla, paix|
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12/03/2011
Revoir Paris
Paris est de plus en plus « vert », non pas politiquement mais « végétalement » ! la flore est riche et variée ! Pas étonnant qu’il y ait autant d’abeilles et du ruches dans cette ville. Même s’il était encore trop tôt pour voir les fleurs, les lavandes, les bruyères d’été, les pissenlits et autres bourraches sont promesses de miel ! Et les oiseaux ! Non pas les piafs et les pigeons, mais tous les autres ! Mésanges, pinsons, rouges-gorges, merles et grives, bergeronnettes, tous s’en donnent à cœur joie en cette saison des amours. Et le bois de Malaunay n’a rien à envier à la place de la République au lever du jour.
Paris des monuments, Paris de sa Tour qui surgit au coin d’une rue ; Paris et son Sacré Cœur près duquel se réfugient peintres et agitateurs du pinceau ! Montparnasse la fière et la Madeleine la trapue ; Et ces mille et une sculptures que l’œil exercé et complice découvre au détour d’une rue, dans l’encadrement d’une fenêtre ; ces trompe l’œil qui m’éblouissent encore et même ces tags et graffitis qui rivalisent de couleurs et d’audace !
Paris et ses musées, Paris de la Culture, Paris de l’Histoire : ce musée Jean Moulin que j’ai découvert en cherchant Albin Michel et ce jardin de l’Atlantique, sanctuaire de souvenirs de la Libération et forêt d’Arbres de la Liberté, tous plus fiers les uns que les autres !
Paris des cinémas, Paris des théâtres, Paris des représentations !
Paris si riche et Paris si cher ! Paris de la misère, Paris des SDF, des Misérables, des Sans familles !
Paris des exclus, Paris des oubliés, Paris des Martyrs, des Blessés, des Prisonniers !
Paris que j’aime revoir mais que je quitte sans regret !


